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Visite de la Villa Ephrussi de Rothschild

Avr 20, 2020

Un monument historique et Jardin remarquable

Édénique château de Chaumont-sur-Loire

Une petite touche d’histoire…

La Villa Ephrussi de Rothschild ou villa Île-de-France… Un somptueux palais de style Renaissance, situé sur un des sommets de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Sa construction, étalée sur une durée de 7 ans début du XXe siècle, a été réalisée par la baronne Béatrice Ephrussi de Rothschild.
Suite à sa mort en 1934, la fondation Rothschild y ouvrit un musée, qui illustre la demeure d’un grand amateur d’art de la Belle Époque. Après une succession d’évènements comme une remise en état du musée, l’ouverture de la villa au public, puis sa fermeture au début de la Seconde Guerre Mondiale, celle-ci se fait connaitre, avec 60 000 visiteurs chaque année.

Ce n’est qu’en 1990 que sa notoriété atteint 130 000 visiteurs annuels, la convertissant en l’une des destinations les plus visitées entre Nice et Menton.
La baronne Béatrice Ephrussi de Rothschild, marquée par son goût pour le XVIIIe siècle français ou l’exotisme, entre fortement dans la lignée des grands collectionneurs d’art de l’époque, comme Jacquemart-André et Wallace et certains membres de sa famille (Edmond de Rothschild, Ferdinand de Rothschild (Waddesdon), etc.). Profondément passionnée par l’art, il semblerait qu’elle eut acheté une chapelle… pour n’en extraire qu’une fresque… !

La création et construction de la Villa Ephrussi de Rothschild

Après sa découverte du Cap Ferrat début XXe siècle, la baronne achète sept hectares de terrain rocheux et stérile sur un des sommets étroits de la presqu’île, après l’avoir disputé au roi Léopold II de Belgique. La demeure a été construite sur une période qui ne dura pas moins de cinq ans, s’inscrivant dans la lignée des grandes maisons de la renaissance italienne. Cette propriété, également appelée Villa « Île-de-France » due à la configuration du jardin principal en forme de pont de navire, est entourée de neuf jardins, plus spectaculaires les uns que les autres. Les architectes-paysagistes Achille Duchêne et Harold Peto ont été chargés de leur création, même après la mort de la baronne, d’autres jardins à thème sont conçus par le paysagiste Louis Marchand, venant compléter cette œuvre d’art.

Nous empruntons d’abord le fameux « Escalier Orange » qui longe le côté Est de la villa. Les couleurs vives et chaudes des végétaux qui le longent nous préparent à l’univers ibérique du jardin suivant… Une harmonie de couleurs qui nous conduisent délicatement à « l’étape suivante » éveillent nos sens… Où des primevères acaules, entre autres, décorent harmonieusement la balade. Dès le début de cette promenade enivrante, nous nous identifions : la palette végétale et les choix de chromatiques constituent une pièce maitresse de l’échiquier pour chaque Projet Abeillus… Et ce n’est que le début. Premier impact visuel dès les premiers mètres parcourus : l’arrivée dans le Jardin Espagnol. Celui-ci présente une grotte fraîche, une pergola et un canal envahi de plantes aquatiques, philodendrons, papyrus et bordé de strelitzia, grenadiers et de daturas.

Nous contemplons ensuite des lilium lancifolium, ou Lis tigré, qui complètent ce tableau végétal, avant de nous retrouver face à deux sujets majestueux, face auxquels nous restons comme toujours stupéfaits : Des monstera deliciosa et des colocasia esculenta. Enfin, des asteracées s’offrent à nos yeux, de genre roldana petasitis, aussi connus sous le nom de sarrasin. Juste en face, une plate-forme couverte permet de profiter, à l’ombre, de la fraîcheur de l’eau et du puits lumineux. Les murs sont de couleur ocre, et les piliers d’inspiration greco-hispanique. Ces couleurs s’accordent somptueusement avec un ciel bleu, qui se reflète dans le bassin. Le jardin florentin, développé dans un deuxième temps, présente en son centre un majestueux escalier en fer à cheval s’enroule autour d’une grotte humide embellie par un éphèbe de marbre.

Des cyprès s’inscrivent dans la continuité de la balade, dominant ainsi la rade de Villefranche-sur-Mer. Ce chemin est enveloppé d’abelias, streptosolen jamesonii, lantanas, senecios, raphiolepsis. Un magnifique jacaranda avait aussi fleurit abondamment pendant l’été. Le jardin lapidaire réunit, à l’ombre d’un camphrier et d’un cannelier de Californie, de grands éléments dont baronne Béatrice Ephrussi de Rothschild a fait don à l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France, qui ne pouvaient être accueillis à l’intérieur de la propriété. Ceux-ci incluent des bas-reliefs et des gargouilles provenant de divers édifices, ainsi que des Azalées, des camélias japonica, des russelia equisetiformis (ou russélie fausse-prêle), des hydrangeas anabelle et solandra.

Nous nous enfonçons ensuite plus profondément dans cette expérience unique, où nous pénétrons au sein du Jardin Japonais, restauré en 2003. Surplombé par un cèdre pleureur (Cedrus glauca ‘Pendula’), circule un ruisseau complété par une rivière de petites pierres, soigneusement ratissées qui slalome entourées de plusieurs variétés, entre les cycas revoluta et les azalées. Ce jardin sec est aussi bordé d’ophiopogons verts et noirs et de gardénias. Aux alentours, une cascade se déverse dans un bassin de carpes Koï, entourés de plusieurs variétés d’une de nos espèces favorites : l’acer palmatum.

Après avoir passé la porte japonaise, nous nous engouffrons dans une interminable forêt de bambous, où la promenade à l’ombre est relaxante. Certaines espèces se dénotent avec clarté : des phyllostachys nigra, ou bambous noirs de 7 à 8 mètres de hauteur âgés de quelques années, leurs chaumes étant devenus noirs.

Le jardin exotique, après le terrible hiver de 1985, a été entièrement restauré en 1987, et les végétaux ont été replantés et les collections reconstituées. Cette promenade est découpée en divers sentiers qui serpentent au beau milieu de végétaux représentatifs de l’univers exotique. C’est ici le point de rencontre des agaves, des plantes succulentes, des figuiers de Barbarie (Opuntia ficus-indica) et de cactées en tous genres. Nous rencontrons d’abord des callistemon citrinus, suivis de phormium, de cierges, d’aloès, d’agaves, echinocactus grusonii ou « coussin de belle-mère », dasylirions, et bien entendu d’euphorbes.

La roseraie, située à l’extrémité du jardin, est pour la baronne fortement emblématique. En effet, Béatrice Ephrussi de Rothschild est amoureuse du rose, et cela se ressent profondément au sein de la clairière ensoleillée et inclinée vers la mer que nous avons traversé. La roseraie croit au pied d’un temple hexagonal, et on y rencontre entre autres des rosiers grimpants Pierre de Ronsard, des ‘Johann Strauss’, des ‘Amour de Peynet’, mais aussi… des ‘Baronne de Rothschild’ ! Le jardin provençal, localisé sur le versant opposé à la roseraie, offre un spectacle captivant avec un style largement plus sauvage. Les feuillages présentent des tonalités vert-de-gris, avec ses oliviers et ses pins inclinés par le souffle du vent, ainsi que ses lavandes comme lavandula dentata et ses armoises. Ces dernières contribuent à la diffusion de parfums agréables et enivrants, et ses agapanthes et ses polygalas viennent enfin déposer une touche esthétique finale à ce tableau végétal exceptionnel. Des sapindaceae comme Dodonea viscosa purpurea, qui possèdent des propriétés anti-oxydantes, anti-inflammatoires et antivirales et antivirales prennent également place et s’étalent, tout près d’asteraceae comme helichrysum orientalis ou Immortelle d’Orient, ou même de santolina veridis ou santoline verte. A quelques mètres, des boraginaceae comme echium candidans ou Vipérine ou herbe aux vipères en provenance de Madère, s’épanouissent, mais aussi crinum asiaticum ou crinole ravissante, de la famille des amarylidaceae, en provenance d’Asie tropicale.

Nous pénétrons ensuite dans la zone des plantes médicinales et aromatiques, avec des asteraceae d’Europe comme arnica montana, des lamiaceae d’Europe comme thymus serpyllum ou thym serpolet. De magnifiques iridaceae du Bassin Mediterrannéen s’offrent ensuite à nous, avec crocus sativus, situées à quelques mètres de lamiaceae avec origanum vulgare ou marjolaine commune / origan, et hedychium gardnerianum ou gingembre sauvage.

Le voyage que nous avons entrepris jusqu’alors est époustouflant. Nous avons agréablement déambulé et évolué d’un univers à un autre, en n’ayant dû parcourir que quelques mètres. Toutefois, nous étions encore loin d’imaginer ce qui nous attendait, au sein de la prochaine « étape du parcours » : Le jardin « à la française ». Celui-ci, que l’on pouvait apercevoir depuis les salons de la villa, est central. Tout d’abord, à notre arrivée à la cime du promontoire, nous nous sommes emplis de la fraîcheur du temple de l’Amour qui surplombe les lieux.

C’est au niveau de ce point d’observation que nous avons pu admirer les perspectives aquatiques, et ainsi observer l’eau qui se jette vers la villa : une pièce d’eau s’étend sur toute la longueur du jardin, et est entourée de bassins symétriques où les jacinthes d’eau abondent. Ici, nous avons ressenti un sentiment assez particulier… Comme si un chef d’orchestre s’était littéralement réfugié sous les bassins, et avec des contremaîtres coordonnait discrètement l’ensemble des spectacles artistiques : à intervalles de temps réguliers, les jets d’eau s’animent au rythme d’une musique classique… Nous sommes immédiatement absorbés par la cadence de cette féerie. Ainsi, nous nous sommes installés en plein cœur de ce tableau finement orchestré et d’une beauté unique, où nous avons laissé place à la contemplation, qui était alors à son comble… Le plus subjuguant était l’évolution de la palette chromatique qui se présentait à nous, que le ciel et le soleil couchant venaient modifier incessamment, remplissant nos yeux de souvenirs inoubliables.

Un peu d’actualité…

L’ensemble de la propriété est aujourd’hui classée au titre de monuments historiques, et ses espaces extérieurs ont reçu le label Jardin remarquable du Ministère de la Culture en 2005.
La baronne, qui ne vécut que peu dans cette demeure, meurt à Davos d’une tuberculose pulmonaire galopante. Elle cède la villa à l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France, accompagnée de la vaste collection d’objets d’art qu’elle possédait… Ce qui ne représentait pas moins de 5 300 pièces !
Ces œuvres ont été distribuées au sein de plusieurs propriétés à Paris et sur la Côte d’Azur, afin de créer une ambiance qui conserverait « l’aspect d’un salon », dans la lignée de certains des musées comme Jacquemart-André entre-autres.
Aujourd’hui, l’entreprise Culturespaces se charge de l’entretien et de la valorisation de la villa. Chaque année, au printemps, la « Fête des Roses et des Plantes » est tenue au cœur du jardin à la française. Celui-ci accueille également en été un festival d’opéra, nommé Les Azuriales.

Abeillus au sein de cette expérience

Les membres d’Abeillus s’alimentent constamment de nouvelles sources d’inspiration, plus riches les unes que les autres, pour offrir aux particuliers sensibles au jardin une approche unique et personnalisée, permettant de refléter la personnalité de chacun dans leur espace extérieur. Cette fois-ci encore, l’hétérogénéité des univers rencontrés permettent à nos équipes de continuellement renforcer notre large gamme de végétaux finement sélectionnés, amenant toute sa richesse des projets proposés. La maison Abeillus propose ainsi un accompagnement sur mesure et délivré “clé en main”, pour satisfaire pleinement les besoins du client dans une démarche artistique et durable.

Accédez au savoir-faire Abeillus et ses réalisations sur www.abeillus.com ainsi que sur les réseaux sociaux, ou présentez-vous au cocon de bonheur Abeillus, au 14 Rue des Clos Beauregards, 92500 Rueil-Malmaison. visite hors du commun, inspirante et enrichissante.

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